Pratique

Cohabiter avec la faune sauvage au jardin

Accueillir la biodiversité près de chez soi : des gestes simples pour transformer un jardin en refuge, sans idées reçues.

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Le jardin, maillon de la biodiversité

Additionnés, les jardins, balcons et espaces verts représentent une surface considérable. Gérés avec soin, ils forment un réseau de refuges et de corridors qui aident la faune à circuler et à se nourrir, en complément des espaces naturels. Accueillir la biodiversité chez soi est à la portée de chacun.

Des gestes simples et efficaces

  • Laisser un coin sauvage : une zone d'herbes hautes, un tas de bois ou de feuilles, offre gîte et nourriture à quantité d'insectes, hérissons et amphibiens.
  • Renoncer aux pesticides : ils appauvrissent la chaîne alimentaire, des insectes aux oiseaux.
  • Fleurir avec des plantes locales et mellifères pour nourrir abeilles sauvages et papillons.
  • Créer une mare, même petite : c'est l'un des aménagements les plus riches pour la biodiversité (libellules, amphibiens, oiseaux venant boire).
  • Installer des abris : nichoirs, gîtes à insectes, tas de pierres, en veillant à leur bon entretien.
  • Limiter l'éclairage nocturne, néfaste aux insectes et aux chauves-souris.

Comprendre plutôt que craindre

Beaucoup d'animaux souffrent de réputations infondées. Les chauves-souris dévorent chaque nuit quantité d'insectes et ne présentent pas de danger pour l'habitant ; les couleuvres, inoffensives, régulent les rongeurs ; le hérisson et le crapaud sont de précieux auxiliaires du jardin. La plupart des animaux sauvages fuient l'homme et ne demandent qu'à passer inaperçus.

Un animal en détresse ?

Face à un animal sauvage blessé ou à un jeune apparemment seul, mieux vaut ne pas le manipuler et contacter un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou une structure naturaliste : un jeune n'est souvent pas abandonné, et une intervention inadaptée peut lui nuire.

Et pour les espèces protégées ?

De nombreuses espèces qui fréquentent nos jardins — chauves-souris, hérisson, oiseaux, amphibiens, reptiles — sont protégées par la loi : il est interdit de les tuer, de les capturer ou de détruire leurs abris. En cas de travaux (rénovation de toiture, abattage d'arbre, comblement de mare) susceptibles d'affecter ces espèces, il est recommandé de se renseigner et de décaler l'opération hors des périodes sensibles. Cohabiter, c'est d'abord connaître et respecter le vivant qui nous entoure.

Sources et pour aller plus loin

  • Conservatoires d'espaces naturels ; structures d'éducation à l'environnement des Hauts-de-France.