Mammifères

Lièvre d'Europe

Lepus europaeus Pallas, 1778

Rapide et farouche, le lièvre d'Europe file à travers champs et bocage, oreilles dressées et longues pattes toujours prêtes à la course.

Description

Le Lièvre d'Europe se distingue du lapin par sa taille supérieure, ses longues pattes postérieures et ses grandes oreilles terminées de noir. Son pelage brun fauve, moucheté, se fond parfaitement dans les couleurs des champs et des labours. La queue, noire dessus et blanche dessous, est bien visible lorsqu'il détale.

Bâti pour la course, il peut atteindre de grandes vitesses et effectuer des changements de direction brusques pour échapper à ses prédateurs. Ses yeux placés sur les côtés de la tête lui offrent un large champ de vision, précieux dans les milieux ouverts qu'il affectionne.

Habitat et répartition régionale

Contrairement au lapin, le lièvre ne creuse pas de terrier et vit à découvert. Il fréquente les grandes plaines cultivées, le bocage de l'Avesnois, les prairies et les zones agricoles du Nord et du Pas-de-Calais, où il se repose dans une simple dépression du sol appelée gîte.

Bien réparti dans les paysages ouverts de la région, il apprécie les mosaïques mêlant cultures, bandes enherbées et haies qui lui offrent couvert et nourriture. La diversité des milieux agricoles conditionne largement la qualité de ses habitats et sa présence locale.

Mode de vie

Herbivore, le lièvre consomme herbes, jeunes pousses, céréales et écorces selon les saisons. Essentiellement nocturne, il passe la journée tapi dans son gîte, immobile, comptant sur son camouflage pour rester indétecté.

Le temps des amours

Au printemps, les lièvres se livrent à des poursuites et des combats spectaculaires, dressés sur leurs pattes arrière.

La reproduction s'étale sur une large période. Les levrauts naissent déjà couverts de poils et capables de se déplacer, à la différence des jeunes lapins.

Enjeux de conservation

Classé en préoccupation mineure, le lièvre d'Europe reste sensible à l'évolution des pratiques agricoles. L'intensification des cultures, la disparition des haies et des bandes enherbées, ainsi que la mécanisation réduisent ses abris et ses ressources. Les collisions routières et le dérangement pèsent également sur les populations. Le maintien d'un paysage agricole diversifié, riche en éléments semi-naturels, favorise durablement sa présence dans nos campagnes.

Sources et pour aller plus loin

  • Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Muséum national d'Histoire naturelle.
  • Liste rouge des mammifères de France métropolitaine (UICN Comité français).

Fiche mise à jour le 26 juillet 2026.

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