Mammifères

Pipistrelle commune

Pipistrellus pipistrellus Schreber, 1774

Minuscule chauve-souris nocturne, la pipistrelle commune chasse les insectes au crépuscule, alliée discrète des jardins et des villes.

Description

La Pipistrelle commune est l'une des plus petites chauves-souris d'Europe. Son corps, à peine plus grand qu'un pouce, est couvert d'un pelage brun, plus clair sur le ventre. Les ailes, membraneuses et sombres, se déploient largement au vol et lui confèrent une grande agilité dans les airs.

Nocturne, elle se repère et chasse grâce à l'écholocation, émettant des ultrasons imperceptibles à l'oreille humaine. Son vol est rapide, saccadé et virevoltant, ponctué de brusques changements de direction lorsqu'elle poursuit ses proies au crépuscule et durant la nuit.

Habitat et répartition régionale

Très adaptable, la pipistrelle fréquente une grande diversité de milieux dans le Nord et le Pas-de-Calais : jardins et parcs, bocage de l'Avesnois, lisières forestières, marais, zones humides et abords des points d'eau riches en insectes. Elle chasse volontiers autour des lampadaires qui attirent ses proies.

Elle est étroitement liée au bâti pour ses gîtes : combles, fissures de murs, volets et interstices des constructions lui servent de refuges. Cette proximité avec l'homme en fait l'une des chauves-souris les plus répandues dans les villes et villages de la région.

Mode de vie

Insectivore, la pipistrelle consomme chaque nuit de nombreux petits insectes volants, notamment des moustiques et des moucherons, jouant un rôle utile de régulation. Elle chasse en vol, capturant ses proies à la volée.

Gardienne des nuits d'été

En dévorant quantité d'insectes volants chaque nuit, la pipistrelle rend de précieux services autour des habitations.

En hiver, elle hiberne dans des abris protégés du gel. Les femelles se regroupent en colonies pour mettre bas et élever leurs jeunes durant la belle saison.

Enjeux de conservation

Bien que classée en préoccupation mineure, la pipistrelle, comme toutes les chauves-souris, est protégée. Elle reste vulnérable à la disparition de ses gîtes lors des rénovations de bâtiments, à la raréfaction des insectes liée aux pesticides, ainsi qu'à la pollution lumineuse qui perturbe ses déplacements. Préserver combles et fissures, limiter l'éclairage nocturne et maintenir des milieux riches en insectes soutiennent ses populations.

Sources et pour aller plus loin

  • Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Muséum national d'Histoire naturelle.
  • Liste rouge des mammifères de France métropolitaine (UICN Comité français).

Fiche mise à jour le 26 juillet 2026.

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