Insectes

Abeille domestique

Apis mellifera Linnaeus, 1758

Insecte social par excellence, l'abeille domestique assure la pollinisation de nombreuses cultures et milieux sauvages du Nord et du Pas-de-Calais.

Description

L'abeille domestique est un hyménoptère au corps trapu, couvert de poils, arborant des teintes brun-orangé et noirâtres annelées sur l'abdomen. L'ouvrière, la plus fréquemment observée, mesure une bonne dizaine de millimètres. La colonie repose sur trois castes : la reine, seule pondeuse et de plus grande taille, les ouvrières femelles stériles, et les mâles ou faux-bourdons. Les pattes postérieures des ouvrières portent des corbeilles destinées au transport du pollen, tandis que la langue allongée permet de puiser le nectar au fond des fleurs.

Habitat et répartition régionale

Largement répandue dans le Nord et le Pas-de-Calais, l'abeille domestique fréquente une grande diversité de milieux : jardins, vergers, prairies fleuries, lisières forestières, bords de chemins et cultures. Le plus souvent élevée en ruches, elle vit aussi à l'état sauvage dans des cavités d'arbres ou de murs. Sa présence dépend étroitement de l'abondance et de la continuité des ressources florales tout au long de la belle saison, des premiers saules aux dernières floraisons automnales.

Mode de vie

La colonie fonctionne comme un superorganisme. La reine pond dans les alvéoles de cire ; les larves y sont nourries par les ouvrières, puis se transforment en nymphes avant d'émerger. Les ouvrières se succèdent dans les tâches selon leur âge : nettoyage, nourrissage, construction, puis butinage. En récoltant nectar et pollen, l'abeille assure une pollinisation essentielle à la reproduction de nombreuses plantes sauvages et cultivées. Le miel et les réserves de pollen permettent à la colonie de traverser l'hiver, regroupée en grappe autour de la reine.

Enjeux de conservation

L'abeille domestique souffre de multiples pressions : usage des pesticides, en particulier les insecticides systémiques, appauvrissement des ressources florales lié à l'intensification agricole et à l'artificialisation des sols, ainsi que parasites et maladies comme le varroa. À ces menaces s'ajoute la prédation par le frelon asiatique, qui capture les butineuses à l'entrée des ruches. Préserver des milieux fleuris variés, limiter les traitements chimiques et maintenir des haies et prairies mellifères comptent parmi les leviers les plus efficaces pour soutenir cet insecte et l'ensemble des pollinisateurs.

Sources et pour aller plus loin

  • Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Muséum national d'Histoire naturelle.
  • Office pour les insectes et leur environnement (Opie).

Fiche mise à jour le 26 juillet 2026.

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