Amphibiens et reptiles

Lézard des murailles

Podarcis muralis (Laurenti, 1768)

Petit lézard vif et familier, amateur de vieux murs, de pierres et de jardins ensoleillés où il se chauffe au premier soleil.

Description

Le Lézard des murailles est un petit lézard élancé et agile, au corps aplati adapté à la vie sur les parois verticales. Sa coloration, brun-gris à brunâtre, est marbrée et tachetée de sombre ; le ventre peut être clair, orangé ou verdâtre selon les individus. Sa longue queue, fragile et capable de se détacher pour échapper à un prédateur, dépasse la longueur du corps. Rapide et prompt à disparaître dans la moindre fissure, il grimpe avec une aisance remarquable.

Habitat et répartition régionale

Comme son nom l'indique, il affectionne les vieux murs, pierriers, talus rocailleux et jardins ensoleillés, mais aussi les voies ferrées, les friches et les abords des habitations. Il recherche les surfaces minérales bien exposées offrant à la fois chaleur et abris. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, ce lézard thermophile se rencontre dans les secteurs bien exposés : vieux murs de jardins, ruines, remblais et milieux urbains, où il est le reptile le plus facile à observer.

Mode de vie

Animal diurne et héliophile, le Lézard des murailles passe de longs moments à lézarder au soleil pour réguler sa température, condition indispensable à son activité. Il chasse à l'affût insectes, araignées et petits invertébrés. Au printemps, après l'accouplement, la femelle pond plusieurs œufs dans un substrat meuble et chaud, sous une pierre ou dans une anfractuosité ; l'incubation dépend de la chaleur du sol. À l'approche de l'hiver, il se réfugie à l'abri du gel dans les murs et les cavités, d'où il ressort aux premières belles journées.

Enjeux de conservation

Bien qu'assez adaptable, le Lézard des murailles souffre de la disparition des vieux murs et des milieux minéraux au profit de constructions lisses, de la rénovation par jointoiement des pierres et de l'artificialisation des abords. La fragmentation des habitats et l'usage de produits chimiques au jardin réduisent ses ressources. L'espèce est protégée en France : il ne faut ni la capturer, ni la déplacer. Conserver un pan de vieux mur ou un tas de pierres suffit souvent à l'accueillir.

Sources et pour aller plus loin

  • Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Muséum national d'Histoire naturelle.
  • Liste rouge des reptiles et amphibiens de France métropolitaine (UICN Comité français).

Fiche mise à jour le 26 juillet 2026.

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