Description
La Vipère péliade est un serpent de taille modeste, trapu, à la tête peu distincte du corps et à la pupille verticale. Sa coloration varie du gris au brun-roux, souvent marquée d'un zigzag dorsal sombre caractéristique ; des individus entièrement noirs (mélaniques) existent, plus fréquents dans les régions fraîches. On la confond parfois avec la couleuvre, inoffensive, à pupille ronde.
Habitat et répartition régionale
Espèce de milieux frais et ensoleillés, elle occupe les landes, tourbières, lisières, talus, friches et coteaux offrant à la fois des zones d'exposition au soleil et des caches. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, en limite d'aire de répartition, ses populations sont localisées et fragmentées, ce qui les rend particulièrement fragiles.
Mode de vie
Animal à sang froid, la vipère alterne bains de soleil et périodes d'abri pour réguler sa température. Elle chasse à l'affût de petits mammifères, lézards et amphibiens, immobilisés par son venin. C'est une espèce ovovivipare : la femelle met au monde des jeunes déjà formés en fin d'été. Discrète et craintive, la vipère fuit systématiquement l'homme et ne mord que si elle se sent menacée ou est manipulée.
Un serpent utile et protégé
La Vipère péliade est intégralement protégée par la loi : il est interdit de la tuer, de la capturer ou de la déranger. En cas de rencontre, il suffit de s'écarter : elle régule les populations de rongeurs et joue un rôle dans l'équilibre des milieux.
Enjeux de conservation
Fortement menacée dans la région, la Vipère péliade souffre de la disparition et de la fermeture de ses habitats (drainage des tourbières, boisement des landes), de la fragmentation des populations, des destructions directes par méconnaissance et du réchauffement défavorable à cette espèce de climat frais. La préservation et l'entretien des landes et tourbières relictuelles sont essentiels à sa survie régionale.


