Description
La guêpe poliste se reconnaît à sa silhouette fine et élancée, plus fragile que celle des guêpes communes, et à ses longues pattes qui pendent nettement en vol. Sa livrée jaune et noir et ses antennes en partie orangées aident à l'identifier. Son comportement est nettement plus paisible que celui des guêpes du genre Vespula qui s'invitent à table en été.
Habitat et répartition régionale
Thermophile, elle apprécie les endroits ensoleillés et abrités : murs exposés au sud, avant-toits, volets, cabanons, tiges creuses, mobilier de jardin. Présente dans le Nord et le Pas-de-Calais, elle profite des microclimats chauds des jardins et du bâti. Comme chez tous les Vespidés sociaux de la région, la colonie est annuelle.
Mode de vie
Le nid des polistes est très caractéristique : une petite galette de cellules ouvertes, sans enveloppe, suspendue par un pédoncule, en forme d'ombelle renversée — souvent quelques dizaines de cellules seulement. La femelle fondatrice, parfois aidée d'autres femelles, y élève le couvain. Les adultes capturent des chenilles et petits insectes pour les larves et butinent les fleurs, participant à la pollinisation.
Une voisine tranquille
La guêpe poliste ne défend son nid que si on le touche ou l'approche de très près. À distance raisonnable, elle est inoffensive et rend service au jardin en chassant des insectes et en pollinisant les fleurs.
Bien la distinguer
On confond souvent « les guêpes » en un seul groupe. La poliste, élancée et débonnaire, se distingue des guêpes communes (plus trapues, attirées par les aliments sucrés et la charcuterie en fin d'été) et des frelons — le frelon européen, indigène, et surtout le frelon asiatique, espèce exotique envahissante. Reconnaître l'espèce permet de réagir de façon adaptée — et souvent de cohabiter sans problème.


